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Champs Catalauniques

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La bataille des Champs Catalauniques, qui opposa les légions romaines d'Aetius et leurs alliés aux Huns menés par Attila, eu lieu durant en l'an 451 CE. Bien que remportée par les Romains, elle compte parmi les principaux événements ayant amené la chute de l'Empire Romain d'occident.

Cette bataille dite des « Champs Catalauniques » se déroula peut-être entre le 20 et 22 septembre de l’An 451 CE (bien que l’on donne également la date du 20 Juin 451), l’année étant plus certaine ainsi que la saison d’automne ou fin de l’été.

Le contexte historiqueModifier

En l’An 451 CE, tout l’Empire Romain tremble sur ses fondations, en proie à un schisme important, à la menace toujours plus forte des Germains et à la terreur d’être envahi par Attila, dont la sinistre légende précède la venue. Les Romains placent alors leur dernier espoir en leur plus brillant Général, le Glorieux Aetius auréolé de nombreuses victoires. Il est chargé d’arrêter Attila dans ses conquêtes et dès lors s’acquitte de cette tâche plus que tout autre, connaissant bien son ennemi. Attila réunit beaucoup de peuples germains, essentiellement ceux de l’Est. Mais Aetius fait de même avec les Germains sous Foedus dits Fédérés.

Attila ayant étrangement renoncé à attaquer Rome préfère conquérir la Gaule, là où l’attend Aetius…

Le lieu de la batailleModifier

Si l'on est certain que cette bataille se déroula en Gaule et plus particulièrement sur les terres de l’actuelle France, les sources divergent sur le lieu exact et, même si en fait il n’y eut pas plusieurs lieux et confrontations sur plusieurs jours. Les Champs Catalauniques auraient pour origine le terme de « Duro Catalaunum » qui désignait la région de « Châlons-en-Champagne » à cette époque. Toutefois des fouilles archéologiques prouvant une bataille inouïe ont privilégiées des sites près de la ville de « Troyes » aux « Campus Mauriacius », le terme désignant les Champs Mauriacus. Cette double hypothèse pourrait donc bien en avaliser une troisième, celle de plusieurs lieux et champs de batailles… quoi qu’il en soit on a retenu pour l’Histoire celui des « Champs Catalauniques », plus par commodité que par souci d’exacte réalité géographique.

Les Forces en présence=Modifier

Troupes d’Attila D’abord les Huns, son peuple, ne représentaient qu’une partie infime de son armée, ce qui relativise cette fameuse et terrible « horde sauvage » ! Bref, ses hommes étaient :

Les Huns (armée personnelle d’Attila) Les Ostrogoths (les plus nombreux sous la conduite de leur Roi Valamir) Les Gépides Les Hérules Les Skires Les Ruges Les Vandales (avec leur Roi Genséric) Autres troupes des steppes et de l’Est de la Germanie, peut-être aussi des mercenaires et des Lètes. Comme on le voit cette armée importante que l’on chiffrerait à 200 000 individus fait mieux comprendre la légende d’Attila et de la crainte qu’il inspirait à son passage. Mais sans ses alliés on ne peut comprendre la puissance redoutée du seigneur des Huns.

Armée d’Aetius Aetius comme on l’a vu fut le dernier espoir de Rome en ses généraux. Il était l’homme fort de cette époque et de cette fin des temps antiques. Son ancienne et écrasante victoire sur les Burgondes avait assis son autorité dans cette partie du monde, même parmi les Germains. Ainsi on trouve en son armée :

Les Légions Romaines (qu’il conduit lui-même) Les Wisigoths (menés par le roi Théodoric 1er) Les Burgondes (conduits par le Roi Gunthar) Les Francs (menés par le roi Mérovée) Une coalition d’Alains, de Lètes, de mercenaires, de « Bagaudes » (bandes de pillards) et d’Armoricains (d’anciens Celtes). Aucune source n’atteste malheureusement du nombre de combattants de l’Armée d’Aetius. Ainsi le chiffre d’environ 100 000 guerriers est parfois évoqué. Toutefois il est presque certain que les forces d’Aetius étaient moins importantes que celle d’Attila même si le rapport de ces mêmes forces fut égal, celles des Romains étant plus entraînées alors que celles composant l’armée menée par les Huns n’étaient parfois que des Germains en migrations…

Les premières hostilités Les premières hostilités débutent peut-être par une surprise inattendue. En effet il semble que les Francs de Mérovée, lourdement armés, aguerris et bien équipés par Aetius, aient croisés un grand détachement de l’armée d’Attila, essentiellement composé de Gépides. Ceci se passe au soir de la première nuit de la Bataille. Mais cette escarmouche prend des proportions incroyables et on aurait compté près de 30 000 combattants confondus qui s’entretuèrent jusqu’au matin laissant sur le champ de bataille près de 15 000 morts ou blessés ! (Peut-être doit-on y voir l’attestation que plusieurs « Champs » aient ainsi existé comme on l’a vu)

La Bataille Ralenti par le nombreux bétail servant à nourrir son armée et par un butin fantastique remplissant nombre de chariots, Attila est vite surpris par l’arrivée de l’armée d’Aetius qui l’encercle en partie et lui coupe toute retraite. Le chef Hun se positionne alors dans une vallée, se réservant la partie la plus haute d’une colline la surplombant. Aetius faisant de même sur une colline en vis-à-vis. La bataille commence dans l’après-midi par l’assaut des Wisigoths sur les Ostrogoths, les deux rois de ses troupes s’affrontant, Théodoric 1er mourrant sous le glaive de Valamir ! Un temps déroutées les troupes d’Aetius reculent pour se reconstituer puis repartent à l’assaut soutenues par les Burgondes et les Alains. Les Alains y subiront des pertes effroyables et l'Histoire ne mentionne d'ailleurs plus leur présence en Gaule après cette bataille ! Pourtant une percée extraordinaire des troupes Francs revenues sous la conduite de Mérovée enfonce les lignes des Germains d’Attila mises alors en déroute. Attila croit la fin proche et fait dresser un bûcher pour s’y jeter s’il devait se rendre ! La fin de la nuit passe dans un fracas d’épées et de cris puis vient le matin brumeux dévoilant bientôt qui d’Aetius ou d’Attila aura la Gloire de la victoire…

Le combat final Mais de combat final il n’y aura pas eu ! Le fils de Théodoric 1er, Thorismond, désirant venger son père avait préparé ses hommes pour attaquer les dernières positions Hunniques protégeant Attila. Mais Aetius le lui interdit et il lui intima l’ordre de battre en retraite… mais Thorismond avait également ses raisons. En fait on ne sait si mutuellement l’un et l’autre se craignait, Attila mort qui sait si l’envie de prendre le pouvoir n’aurait pas dégénéré davantage cette bataille terrible en pertes humaines. Plus étrangement ce fut au tour de Mérovée de disparaître dans la nuit et au matin il n’était plus là ni une partie des Francs lui étant très fidèle ! Resta donc Attila et sa garde de Huns, les alliés Germains s’étant dispersés, et Aetius avec ses seuls légionnaires, ses auxiliaires étant partis à leur tour…

L’énigme Et Aetius laissa partir Attila ! Cela reste une énigme de la bataille des Champs Catalauniques. Pourquoi Aetius laissa t-il partir celui qui voulait sa mort ? Le fait d’avoir vécu chez les Huns, d’avoir côtoyé Attila, d’avoir une descendance Germanique avait-il fait douter Aetius ? Ou simplement la gloire d’Attila étant désormais altérée et sa grandeur ternie, la mort de ce dernier n’en aurait fait qu’un martyr pour les Germains qui auraient pu ainsi se réunifier ? On ne sait… toujours est-il qu’Aetius laissa repartir Attila loin de la Gaule et de la Germanie Rhénane !

Les conséquences Comme on l’a vu l’énigme reste entière quant à la raison pour laquelle Aetius laisse Attila en vie. Toutefois si on prend en compte qu’en 452 Attila attaqua l’Italie et gagna nombres villes et s’approcha de Rome, on comprend un peu mieux pourquoi. Peut-être qu’Aetius, qu’on appela le « Dernier des Romains » aura voulu faire comprendre qu’il était le seul à pouvoir détruire Attila et à protéger Rome. Lui seul pouvait être un Empereur aussi glorieux que le Grand César et sauver l’Empire Romain chancelant et divisé ! (Voir Aetius) Mais Aetius aurait pu seulement désirer protéger les villes de la Gaule et de la Germanie Rhénane en ne faisant "qu'accompagner" Attila d'où il était venu, préférant ainsi "l'escorter" que l'attaquer… Quant à Attila même s’il resta puissant il n’était plus un espoir pour les peuples Germains qui se délitèrent au gré de leurs migrations. Il prépara en l’An 453 CE une ultime stratégie de conquête de Rome mais il perdit mystérieusement la vie dans des circonstances troubles marquant là la fin de la menace sur l’Empire. Pour sa part, Aetius, auréolé de gloire en Gaule et en Germanie s’apprêta à faire valoir ses victoires… mais il ne le pût car en l’An 454 CE l’Empereur Valentinien l'assassina de ses propres mains !

La Chute Les conséquences des Champs Catalauniques et de la mort de ses deux « héros » marquent pour les Historiens l’un des événements majeurs de la fin de l’Antiquité. Attila, revenu l'année suivante en Italie, fit demi-tour devant Rome après une entrevue avec le pape Léon Ier, qui se servit de cet évènement pour s'imposer comme chef spirituel de la chrétienté.

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