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Chronologie -120 : Migration du peuple Cimbres au travers de l’Europe (60 à 80 000 membres). -119 à -114 : Alliances avec les Teutons, les Ambrons et quelques tribus Celtes. -113 : Première confrontation historique de Germains contre des Romains à la bataille de Noria. -109 : Conquête de la Gaule : «Guerre des Cimbres» contre les légions Romaines. -107 : Bataille d’Agen. -105 : Grande victoire à Arausio et conquête brève d’une partie de l’Espagne. -102 : séparation des Cimbres et des Teutons. -101 : Conquête de l’Italie et destruction du peuple Cimbres par Marius !

Le Clan Cimbres Les Cimbres étaient un peuple germanique surtout connu pour avoir envahi la Gaule avant d'être arrêté par les légions romaines. Enfin le Clan Cimbres portait aux femmes une attention des plus particulières. Les femmes étaient gardiennes du culte, celles-ci, des Prophétesses portant les augures du Destin, ce qui semble aller de concert avec les conquêtes à décider. En outre Tacite évoque dans Germania, que Rome était à la recherche de telles Prophétesses, surtout les femmes Cimbres… Dans tous les cas, les femmes Cimbres avaient un rôle fort au sein du clan.


Au cours des 20 ans passés par les Cimbres à parcourir l’Europe, ils ne se fixèrent jamais longtemps. Ainsi depuis leur départ du grand Nord, les Cimbres furent principalement signalés dans trois lieux. Leurs premières incursions se situent en Norique et en Bohême en l’An -113. A partir de là, les Cimbres poursuivent toutefois vers l’Ouest au lieu de l’Italie et traversent les Alpes. La Gaule leur est ouverte et ils la traversent rapidement pour en l’An -109 en conquérir tout le territoire au sud jusqu’à l’ouest et l’océan. De là en l’An -105, les Cimbres poussent jusqu’à l’Espagne mais y sont vites repoussés. Sans doute toujours en quête d’une terre accueillante, et probablement assoiffés de conquêtes, ils reviennent en Italie Romaine… une terre qui verra accueillir leurs os et poussières !

L’Histoire Cimbres L’Histoire des Cimbres naît à partir de leurs migrations. La famine sans nul doute a poussé en premier ce peuple conquérant à migrer au complet vers les terres du Sud depuis le Danemark et probablement de leur Jutland natal. Ainsi ils pénètrent en l’An -120 en Europe continentale, formant une peuplade de 60 à 80 000 individus. Ils sont rapidement rejoints par les Teutons et les Ambrons se mêlant les uns aux autres. Dans les années qui viennent ce sont vraisemblablement des tribus Celtes, de gré ou de force, qui viennent s’y ajouter, participant ainsi à une véritable armée conquérante estimée entre 100 et 300 000 guerriers.

Ensuite leur histoire est connue car les Cimbres seront les premiers Germains à affronter des légions Romaines L’histoire de la migration des Cimbres sur le continent européen ne dura qu’une génération, à l'issu de laquelle ils furent entièrement détruit par Marius.


« Cette nouvelle si agréable, si heureuse, de la délivrance de l'Italie et du salut de l'empire, le peuple romain ne l'apprit pas, comme d'habitude, par des hommes, mais, s'il est permis de le croire, par les dieux eux-mêmes. Le jour de la bataille, on aperçut devant le temple de Castor et de Pollux des jeunes gens couronnés de laurier qui remirent une lettre au préteur. Au même moment la foule qui assistait à un combat de gladiateurs applaudit à sa manière habituelle en criant : Bravo ! Peut-il y avoir rien de plus étonnant, de plus admirable ? Il semblait que du haut de ses montagnes, Rome assistait au spectacle de la guerre, et à l'instant même où les Cimbres succombaient dans la bataille, le peuple applaudissait dans la ville. »


Après 7 ans passés à travers l’Europe du Nord, les Cimbres étaient installés en territoire Norique (Autriche et République Tchèque) où ils connurent plusieurs anicroches et batailles avec les Celtes d’alors, les Boïens et les Taurisci, alliés à Rome. Et ce sont ces derniers qui firent appel à l’aide à leur protecteur romain, lequel affronta les Cimbres à la bataille de Noria en l’An -113.


On a peu d’éléments sur les rapports de force et sur le déroulement de cette confrontation, mais les Romains furent vaincus. Mais alors que les Cimbres auraient pu pousser leur conquête plus au sud, désormais sans défense, ils préférèrent traverser les Alpes et investir la Gaule. Et sans qu’ils en soient peut-être conscients, Rome décida d’engager pour riposte l’épisode de « La Guerre des Cimbres »…

La Guerre des Cimbres

C’est en l’An -109 que l’on retrouve un affrontement important entre les légions du consul Caius Marius et les Cimbres dans le sud de la Gaule (Gaule Narbonnaise).

Une nouvelle bataille est engagée peu de temps après aux abords de Burdigala (l'actuelle Bordeaux)au cours de laquelle les légions Romains sont défaites et le consul de la cité tué. En l’An -107 une nouvelle rencontre eu lieu à Agen (en France), se soldant par une nouvelle défaite romaine face aux Cimbres, aux Teutons et aux Tigurins, des Helvètes ayant rejoint les Cimbres lors de leur passage des Alpes. Après une nouvelle victoire à Arausio (Orange en France) en -105 les Cimbres poursuivirent leur percée jusqu’en Espagne, où ils furent repoussés par les Celtibères.

En -102, les Cimbres revenant d'Espagne affrontèrent à nouveau Marius à Aquae Sextiae (Aix-en-Provence en France). Les Romains remportèrent une victoire significative, capturant le Roi Teuton et mettant en fuite les survivants.

Les Cimbres pénètreront cependant de nouveau en Italie l'année suivante et affrontèrent 10 légions au lieu dit de Vercellae (ou Verceil). Un général Romain, Quintus Lutatius Catulus, avait pour tâche de protéger les cols des Alpes. Pourtant curieusement la bataille tourna court et il semble que peu d’hommes de Catulus aient été laissé en défense, le reste des troupes du général passant l’Adige (second grand fleuve Italien). Catulus attira derrière lui les conquérants Germains, là où les attendait Marius et ses légions. La bataille eu lieu sur les champs Raudiens (Raudii Campi) à Vercellae et Florus, un historien, l’a narre ainsi :

« Malgré l'hiver qui rend les Alpes plus hautes, les Cimbres étaient descendus en Italie en roulant comme une avalanche du haut des montagnes du Tridentum. Avec une stupidité toute barbare, ils voulurent d'abord franchir l'Adige à la nage, sans ponts ni bateaux, mais quand ils eurent vainement essayé d'arrêter le courant avec leurs mains et leurs boucliers, ils y jetèrent une grande quantité d'arbres et passèrent. Si les colonnes ennemies s'étaient aussitôt dirigées sur Rome, le danger aurait été très grand. Mais en Vénétie, une des régions les plus agréables de l'Italie, la douceur du sol et du climat affaiblit leur vigueur. Ils s'amollirent aussi par l'usage du pain, de la viande cuite et de vins délicieux. Marius choisit ce moment pour les attaquer. Ils demandèrent à notre général de fixer le jour du combat, il leur assigna le lendemain. La bataille commença dans un terrain très ouvert appelé Raudium. Là ce sont 65.000 hommes qui tombèrent, ici moins de 300. Toute la journée le Barbare se fit massacrer. C'est que le général n'était pas seulement courageux mais astucieux et qu'il avait imité la manœuvre d'Hannibal à Cannes. D'abord il profita de ce que c'était un jour de brouillard pour fondre sur l'ennemi sans qu'il s'y attendît. Et comme c'était aussi un jour où le vent était violent, la poussière frappait l'adversaire sur les yeux et sur le visage. Ensuite il tourna son armée en direction de l'est et des prisonniers leur racontèrent par la suite qu'ils avaient l'impression que le ciel brûlait à cause du reflet éclatant du soleil sur les casques. Ils ne combattirent pas leurs épouses avec moins de violence. Avec chariots et voitures elles s'étaient fait un rempart du haut duquel elles se battaient avec des haches et avec des piques. Leur mort fut aussi admirable que leur lutte. Elles envoyèrent chez Marius une délégation pour demander la liberté et la reconnaissance de leur caractère sacré, mais c'était interdit par la religion. Alors après avoir étranglé ou étouffé leurs enfants, elles s'entre-tuèrent mutuellement ou bien, ayant formé un nœud avec leurs cheveux, elles se pendirent aux arbres ou aux timons de leurs chariots. Au premier rang leur roi Boiorix se battit avec vaillance et efficacité avant de succomber. »

Cette bataille eut lieu en cet An -101, peut-être à la fin du mois de juillet. On ne sait précisément à cette époque ce qu’une Légion (sans doute 6000 hommes) représentait mais il semblerait que Marius ait eu à sa dispositions 30 000 hommes et sous son commandement les 20 000 hommes de Catulus. Les Cimbres séparés des Teutons et des Ambrons, et peut-être d’autres tribus Celtiques, n’étaient peut-être pas plus de 100 000, incluant les jeunes, les enfants, les vieillards et les femmes (certaines femmes participèrent à la bataille). Ce rapport de force ne profita pourtant pas aux Germains. La stratégie impeccable de Marius les confronta au Soleil aveuglant, aux vents contraires et à des unités Romaines entraînées et devenues professionnelles, et enfin sans fatigues car venues de Rome non loin d’ici. Pourtant les Cimbres pour certains avaient des chevaux (15 000 peut-être !), des larges boucliers blancs, des lourdes cuirasses de fer, des lances à deux crochets et des épées longues et larges…



Coutumes Cimbres Comme beaucoup de peuples Germains on ne sait que peu sur les coutumes Cimbres. Toutefois on peut noter que leur usage des augures, du culte rendu aux Prophétesses et au chamanisme révélé par leurs heaumes aux apparences d’animaux, en faisait des êtres croyants à la force du Destin et au monde des esprits.

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