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Ce peuple Germanique apparaît certainement au début du 1er millénaire et sans doute de façon plus structuré durant le IIe Siècle. D’une lignée semblable, probablement commune avec les Angles, les Jutes et les Saxons, ils se distinguèrent pourtant au cours de l’histoire jusqu’à encore donner leur nom à la Frise.

Fiche de présentation Origines Germaniques : Clans locaux de l’actuelle Allemagne du Nord, d’une partie des Pays-Bas et du Jütland (Danemark) ainsi que du sud des pays Scandinaves. Lieux d’établissements : Terres d’origine – Côtes de la Mer du Nord – Mer du Nord – Frise – Alliances : Angles – Jutes – Saxons. Ennemis : Rome – Francs (après Clovis) qui demeura leur principal ennemi.

Chronologie : Période Germanique Antique

Avt JC : Les Frisons (connus comme tel aux environs de l’an –200) restent hors du monde jusqu’à l’annexion par Rome en –14 sous forme d’un tribut portant sur un prélèvement de peaux de bêtes. 28 : Révolte contre les légions de Tibère engendré par de trop lourdes taxes. Jusqu’au III Siècle : Après leur liberté acquise sous Tibère à la bataille du bois de Baduhenne, ils vivent libres, Rome n’ayant pu conquérir les terres au-delà des limes Rhénanes. 250 : Activité organisée maritime contre Rome sur les côtes de la Gaule et de l’actuelle Angleterre. 450 : Participation aux conquêtes Germaniques sur l’île de Grande-Bretagne et prise par les Saxes de l’actuel comté de Kent dans le Sud-Est de l’Angleterre. Fin V° Siècle : Première grande confrontation avec les Francs.

Période chronologique post-ère Germanique Antique

511 : Prise d’Utrecht pour une durée d’un siècle. VII Siècle : Indépendance renforcée des Frisons Païens, maîtrise de la Mer du Nord (Mer Frisonne) et des principaux axes maritimes jusqu’aux eaux Scandinaves et au-delà sans doute. 640 : Début des premiers missionnaires pour convertir les Frisons, sans succès pour un temps ! 677 : Mort de Eadgils, premier Roi Frison connu dans les écrits. 679 : Roi Frison Radbod, mort en 719, le plus illustre de tous, légendaire combattant contre Rome et l’Eglise Catholique. 696 : Importante défaite par les Francs Chrétiens à Utrecht qui se partagèrent les terres Frisonnes, renforçant pourtant leur résistance du même fait. 717-719 : Lourde défaite et annexion progressive par Charles Martel. 719 : Roi Frison Hrodbad, mort en 734. 785 : Rattachement de la Frise au Royaume Franc par Charlemagne ayant soumis le chef des Frisons Païens, Widukind, bien que des clans continuèrent la résistance. 787 : Les Saxons ayant soulevé une insurrection contre Charlemagne, les derniers Frisons Païens se soulèvent à leur tour malgré la cruauté des Francs. 843 : La Frise disparaît en tant que tel pour être rattachée à la France et au Saint-Empire Germain. Fin IX Siècle : Sous domination plus ou moins importante des Vikings Danois. 925 : Prise de la Frise par le Roi Saxon Henri 1er l’Oiseleur. Xe Siècle : Délitement définitif et progressif de l’ancienne Frise.

Caractéristiques : Les Frisons, marins hors pairs, sont à rapprochés pour leurs us et coutumes de leurs cousins, les Saxons. Au plus fort de leur nation, les Frisons dominèrent toute la Mer du Nord, d’une partie de la Manche, aux côtes du Pays-Bas, des Mers Scandinaves, de l’Allemagne et même de la Russie. Ils commercèrent ainsi sur des lignes maritimes sûres et sous maîtrise. Notons que leur résistance face aux Francs et à l’évangélisation fut remarquable, notamment sous le règne de leur plus illustre Roi, le nommé Radbod.

Les Pirates du Nord Les Frisons comme on l'a vu sont restés célébres pour leurs actes de pirateries mais évidemment aussi pour leurs connaissances des routes maritimes, du marchandage, du transport de fret et d'une culture navale trés poussée. Leurs faits d'armes sont nombreux et surtout au début de leur histoire ils firent montre d'une résistance sans relâche contre les navires Romains, certainement dans des batailles navales épiques…

Sources littéraires Les Annales de Tacite (Extrait un peu long mais unique comme témoignage antique des Frisons)

… La même année, la paix fut troublée chez les Frisons, au-delà du Rhin, plutôt par notre avidité que par l'indocilité de ce peuple. La nation était pauvre, et Drusus ne lui avait imposé d'autre tribut qu'un certain nombre de cuirs de boeufs pour l'usage de nos troupes. Personne ne les avait inquiétés sur la grandeur et la force de ces cuirs, jusqu'au primipilaire Olennius, qui, chargé du commandement de la Frise, choisit des peaux d'aurochs pour modèle de celles qu'on recevrait. Cette condition, dure partout ailleurs, était impraticable en Germanie, où les animaux domestiques sont petits, tandis que les forêts en nourrissent d'énormes. Ils furent réduits à livrer d'abord les boeufs mêmes, ensuite leurs champs, enfin à donner comme esclaves leurs enfants et leurs femmes. De là l'indignation, les plaintes, et la guerre, dernier remède à des maux dont on n'obtenait point le soulagement. Ils saisissent les soldats qui levaient le tribut, et les mettent en croix. Olennius dut son salut à la fuite. Il trouva un asile dans le château de Flève, d'où un corps assez nombreux de Romains et d'alliés observait les côtes de l'Océan.

À cette nouvelle, L. Apronius, propréteur de la Germanie inférieure, fait venir de la province supérieure des détachements de légions et l'élite de l'infanterie et de la cavalerie auxiliaires. Avec ces troupes réunies aux siennes, il s'embarque sur le Rhin et descend chez les Frisons. Les rebelles avaient déjà levé le siège du château pour courir à la défense de leurs foyers. Des lagunes arrêtaient la marche d'Apronius; il y construisit des chaussées et des ponts, pour assurer le passage du gros de l'armée. Pendant ce temps ayant trouvé un gué, il détache une aile de Canninéfates, et ce qu'il avait sous ses drapeaux d'infanterie germaine, avec ordre de tourner l'ennemi. Celui-ci, déjà rangé en bataille, repousse les escadrons alliés et la cavalerie légionnaire envoyée pour les soutenir. Alors on fait partir trois cohortes légères, ensuite deux, et quelque temps après toute la cavalerie auxiliaire, forces suffisantes, si elles eussent donné toutes ensemble; arrivant par intervalles, non seulement elles ne rendirent point le courage à ceux qui pliaient, mais la terreur et la fuite des autres les entraînèrent elles-mêmes. Le général donne à Cethegus Labeo, lieutenant de la cinquième légion, ce qui lui restait de troupes alliées. Ce nouveau renfort pliait aussi, et Cethegus, placé dans une position critique, dépêchait courrier sur courrier, pour implorer le secours des légions. Elles s'élancent, la cinquième en tête, et, après un combat opiniâtre, elles repoussent l'ennemi et ramènent les cohortes et la cavalerie chargées de blessures. Le général romain ne songea point à la vengeance et n'ensevelit pas les morts, quoiqu'on eût perdu beaucoup de tribuns, de préfets, et les premiers centurions. On sut bientôt par les transfuges que neuf cents Romains avaient péri auprès du bois de Baduhenna, après avoir prolongé le combat jusqu'au lendemain, et que quatre cents autres, voulant se défendre dans une maison dont le maître, nommé Cruptorix, avait servi dans nos armées, avaient craint d'être trahis, et s'étaient mutuellement donné la mort.

Depuis ce temps le nom des Frisons fut célèbre parmi les Germains.

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